Répondre à des enjeux agronomiques et environnementaux
Depuis plusieurs années, les agent·es de production de Du Breuil observent des carences nutritionnelles sur certaines cultures, notamment en fin de cycle de production en godet, juste avant la mise en terre ou la commercialisation. Ces constats ont conduit à un échange entre Du Breuil et la Division Expertises Sol et Végétal (DESV) lors d’une réunion tenue le 16 février 2026, afin d’envisager des solutions innovantes et durables.
Dans un contexte où la réduction des intrants chimiques et la valorisation des ressources locales sont au cœur des préoccupations environnementales, le choix de tester l’Aurin s’est imposé comme une piste prometteuse. Issu du recyclage, cet urinofertilisant permet de fermer les cycles de nutriments tout en limitant l’impact environnemental des pratiques culturales. Fabien Esculier, chercheur à l’École nationale des ponts et chaussées, a d’ailleurs pu tenir une conférence à l’École Du Breuil sur ce thème, début 2026.
Une expérimentation rigoureuse et encadrée
Les essais, encadrés par la DESV, concernent dans un premier temps les aubergines et les poivrons, deux cultures emblématiques des productions légumières estivales. Ils se déroulent en deux phases complémentaires : en godet, dès la mi-mars, puis en pleine terre, à partir de la mi-avril.
Plusieurs modalités sont étudiées afin de comparer une conduite classique à différentes utilisations de l’Aurin, que ce soit au moment de la mise en godet, lors de la culture en pleine terre, ou en combinaison des deux. Cette approche permet d’analyser finement les effets de l’urinofertilisation sur la qualité des plants, leur développement et leur vigueur.
Avant leur mise en vente, notamment lors de Du Breuil en fête, une évaluation des critères de qualité a été réalisée conjointement par la DESV et les agent·es de production de l’École Du Breuil.



