Chaque année, le 22 avril, la Journée de la Terre rappelle l’urgence de préserver notre environnement et d’encourager des pratiques plus respectueuses des ressources naturelles. À l’École Du Breuil, cet engagement se traduit par des actions concrètes menées au cœur même des activités de production et de formation.

C’est dans cet esprit que s’inscrit l’expérimentation de l’Aurin, un urinofertilisant, actuellement testée dans les serres de l’école.

Répondre à des enjeux agronomiques et environnementaux

Depuis plusieurs années, les agent·es de production de l’École Du Breuil observent des carences nutritionnelles sur certaines cultures, notamment en fin de cycle de production en godet, juste avant la mise en terre ou la commercialisation. Ces constats ont conduit à un échange entre l’École Du Breuil et la Division Expertises Sol et Végétal (DESV) lors d’une réunion tenue le 16 février 2026, afin d’envisager des solutions innovantes et durables.

Dans un contexte où la réduction des intrants chimiques et la valorisation des ressources locales sont au cœur des préoccupations environnementales, le choix de tester l’Aurin s’impose comme une piste prometteuse. Issu du recyclage, cet urinofertilisant permet de fermer les cycles de nutriments tout en limitant l’impact environnemental des pratiques culturales. Fabien Esculier, chercheur à l’École nationale des ponts et chaussées, a d’ailleurs pu tenir une conférence à l’École Du Breuil sur ce thème, début 2026. Nous l’en remercions encore.

Une expérimentation rigoureuse et encadrée

Les essais, encadrés par la DESV, concernent dans un premier temps les aubergines et les poivrons, deux cultures emblématiques des productions légumières estivales. Ils se déroulent en deux phases complémentaires : en godet, dès la mi-mars, puis en pleine terre, à partir de la mi-avril.

Plusieurs modalités sont étudiées afin de comparer une conduite classique à différentes utilisations de l’Aurin, que ce soit au moment de la mise en godet, lors de la culture en pleine terre, ou en combinaison des deux. Cette approche permet d’analyser finement les effets de l’urinofertilisation sur la qualité des plants, leur développement et leur vigueur.

Avant leur mise en vente, notamment lors de la fête de l’école les 30 et 31 mai 2026, une évaluation des critères de qualité sera réalisée conjointement par la DESV et les agents de production de l’École Du Breuil.

Donner de l’autonomie et expérimenter plus largement

Au-delà des essais encadrés, l’expérimentation prévoit également une phase menée en autonomie par les agent·es de production. Grâce à des volumes d’Aurin supplémentaires et à des fiches techniques fournies par la DESV, d’autres cultures comme les fraisiers ou le basilic pourront faire l’objet de tests complémentaires.

Cette démarche expérimentale favorise l’appropriation des pratiques par les équipes et s’inscrit pleinement dans la mission pédagogique de l’École Du Breuil : former, tester, observer et transmettre.

Une illustration concrète des engagements portés par la Journée de la Terre

À travers cette expérimentation, l’École Du Breuil démontre que les enjeux portés par la Journée de la Terre trouvent une traduction concrète sur le terrain. Tester de nouveaux modes de fertilisation, réduire l’impact environnemental des pratiques horticoles et favoriser l’économie circulaire sont autant de leviers pour construire une agriculture urbaine plus résiliente et responsable.

Les résultats de ces essais permettront d’alimenter la réflexion collective et, peut‑être, de faire évoluer durablement les pratiques au sein de l’école et au-delà.

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