Du 5 au 9 octobre, les étudiant·es de deuxième année de BTSA Aménagements Paysagers ont travaillé sur un projet de conception paysagère sous la direction de leurs enseignants Philippe Gautier, Marc Félix et Laurent Renault.
Jour 1 : l’expérimentation comme fondement
Premier exercice : les étudiant·es doivent créer une composition abstraite en mêlant leurs influences artistiques. On reconnait ici et là des influences de Sonia Delaunay ou de Piet Mondrian tout comme des inspirations libres.
Jour 2 : de l’abstraction au réel
Premier temps : réaliser une nouvelle composition abstraite, comme lors de la veille, mais cette fois en interaction avec un plan intégrant plusieurs contraintes, telles que des murs ou des accès.
Deuxième consigne : traduire les formes et les couleurs en éléments d’aménagement réels. Par exemple, le bleu peut devenir un bassin, un cercle un arbre, une ligne un chemin, etc.
Objectif : passer de l’abstraction à la projection d’un espace en trois dimensions.
Jours 3 et 4 : répondre à une commande réelle
Les étudiant·es travaillent à partir d’un plan masse vierge correspondant à un projet concret d’aménagement dans un village du Périgord. Plusieurs éléments de contexte leur sont fournis : architecture locale, caractéristiques géologiques, environnement urbain, accessibilité PMR et enjeux liés au changement climatique.
Leur mission consiste à réaliser deux panneaux présentant leur démarche de conception, depuis la composition abstraite jusqu’au projet final, porté par un concept fédérateur structurant l’ensemble de la proposition.
Les panneaux présentent notamment :
- la composition abstraite initiale ;
- le concept retenu ;
- le plan masse ;
- une coupe du projet ;
- la recherche d’une palette végétale ;
- la recherche d’une palette minérale.
Comme l’explique Philippe Gautier, professeur certifié en aménagements paysagers et paysagiste :
« Le passage par l’abstraction permet de libérer chez les étudiant·es l’acte créatif, de dépasser l’angoisse de la page blanche et d’éviter la reproduction de lieux communs. L’accumulation d’objets ou d’installations ne fait pas le paysage. Le travail réalisé cette semaine leur apprend, grâce à l’abstraction, à organiser l’espace de manière originale tout en répondant aux exigences d’une commande publique réelle. »
La dimension créative et artistique occupe une place essentielle dans les métiers de l’aménagement paysager auxquels prépare le BTSA de l’École Du Breuil. Les travaux réalisés cette semaine permettent aux étudiant·es d’acquérir une vision globale du paysage et de formuler des propositions pertinentes, quelle que soit l’échelle du projet.
Photos @Sarah Le Gigan













