Cette semaine, les étudiantes du Post master « Architecture des limites planétaires » de l’Ensa Paris-Est en charge des études sur la rénovation des serres historiques de l’École Du Breuil, présentaient leur premier diagnostic et 3 pistes opérationnelles. Le parti pris pour ce projet redéfinit la rénovation patrimoniale, à l’aune de l’urgence climatique : « agir avec ce qui est déjà là, en privilégiant l’adaptabilité plutôt que la rupture. »

🌍 Une approche centrée sur le vivant

Pour les jeunes architectes, les serres ne sont pas de simples bâtiments, mais des écosystèmes à préserver :

``La transformation des serres doit se faire en partant du vivant : les plantes, avec leurs exigences métaboliques et leurs histoires, mais aussi les humains qui y travaillent. Chaque intervention est une négociation entre les besoins des végétaux et ceux des jardinier·es., notamment en limitant l’exposition aux températures extrêmes.``

🔍 Un défi technique et écologique

Les étudiantes ont imaginé trois pistes de réhabilitation, toutes fondées sur la sobriété et l’innovation low-tech :
✅ Réparation minimale : des interventions discrètes pour colmater les fuites et limiter les déperditions, sans altérer l’aspect extérieur des serres.
✅« Boîte dans la boîte » : il est proposé d’investir l’intérieur des serres en créant une structure indépendante, avec un double vitrage et des fondations autonomes.
✅ Nouvelle peau protectrice : le troisième scénario est plus radical, puisqu’il s’agit de couvrir l’ensemble des serres avec une nouvelle structure en double vitrage, indépendante des fondations actuelles. Cela permettrait notamment de supprimer les déperditions thermiques et de créer de nouvelles surfaces cultivables.

🎯 Un partenariat au service de de la préservation et de la transition

Le projet, ancré dans l’histoire du territoire puisque soutenu par la Direction des Espaces Verts et de l’Environnement de la Ville de Paris (et lauréat d’un budget participatif de 250 000 € en 2025,) est aussi comme, l’a rappelé son porteur Fabien Desmurs, l’opportunité de « montrer que l’on peut agir sur le bâti existant sans opposer préservation et adaptation grâce à l’approche proposée par ces jeunes architectes », Morgane Ravoajanahary Loan Barreteau Margot GENIEYS et Marilou Mondjo.

👉 Un second semestre de travail s’annonce pour elles

Au programme : l’approfondissement des scénarios autour de l’intégration des systèmes de chauffage, de la réutilisation des matériaux et de l’accessibilité des serres avant les arbitrages. Merci à l’École d’architecture de la ville & des territoires Paris-Est et à Jean Souviron pour ce partenariat très opérationnel.

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