Le jardin paysager | École du Breuil

Le jardin paysager

Entrez côté jardin (route de la pyramide) et prenez le chemin qui mène à la bibliothèque. Vous serez alors au centre du jardin paysager dominé par  de vieux arbres très hauts. Ils dateraient de Napoléon III. Le jardin est dit « paysager » parce qu’il imite un paysage naturel, ou « à l’anglaise ». Il présente de grands arbres de forme libre, des massifs de terre de bruyère (érables du Japon, hortensias, camélias),  collection de fuchsias, de pivoines… et une mare paysagère.

La mare est bordée de plantes diverses, roseaux, joncs… et aussi de quelques plantes extraordinaires comme le Gunnera ( Rhubarbe du Chili) avec ses feuilles épineuses gigantesques, le Taxodium  ( Cyprès chauve) :  un conifère aux feuilles caduques se colorant en roux à l automne et possédant des pneumatophores ( sorte de racines tuba qui permettent à l’arbre de respirer en sol saturé d’eau) ou encore les Miscanthus (Eulalie) une grande graminée ondoyante avec ses plumets soyeux qui accrochent le givre en hiver pour faire scintiller le jardin. Regardez bien les plantes dans l’eau et apprenez par vous-même à distinguer celles qui aiment la fraicheur de la rive comme l’Eupatorium ( Eupatoire chanvrine)  celles qui ont les pieds dans l’eau comme les Thypha ( Massette ) qui finissent par former des touffes denses et qui épurent l’eau avec leur fort pouvoir de filtration mais aussi  les flottantes telles les Nymphea (Nénuphars) au feuilles et fleur remontant à la surface pour trouver la lumière et enfin celles  qui sont immergées comme l’Hyppuris( Pesse d’eau) qui oxygènent le milieu. Toutes ces végétations abritent une faune foisonnante : libellules, hérons, poules d’eau, colverts, et des poissons ablettes, gardons brèmes

De grandes pelouses parsemées de chemins en courbes amples, mettent en valeur les arbres aux troncs séculaires et la mare d’inspiration naturaliste. Aux printemps ces étendues vertes se parent de mille et une narcisses. Plantées ici en forme de licornes par des apprentis et leurs professeurs dans le cadre d’un projet artistique,  elles constituent l’une des œuvres vivantes de l’architecte Yona Friedman.  

A la fin de l’hiver ne ratez pas l’explosion florale du bosquet de magnolias.


Au milieu de l’automne jusqu’au début de l’hiver, observez l’arbre à caramel : il affiche des couleurs flamboyantes avant de dégager un parfum sucré à la chute de ses feuilles. 
Aux mêmes moments, le kaki croule sous ses fruits orange et brillants tels des boules de Noël. Cherchez non loin de là le chêne planté pour le bicentenaire de la révolution.

 

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