Le labo des sols
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Le labo des sols
 
 

LE LABORATOIRE D’ AGRONOMIE

Des cultures in vitro aux analyses de terre, le laboratoire d’agronomie propose depuis près de 25 ans des prestations destinées à la gestion et la conservation des espaces verts parisiens, dans le respect de l’environnement.


Les analyses de terre

Outil d’aide à la décision auprès des personnels de la DPJEV, le laboratoire d’analyse de terre peut traiter jusqu’à mille échantillons chaque année. L’analyse de sol et son interprétation contribuent au choix de matériaux adaptés à la création des jardins ou des plantations d’alignement. Elle offre aussi la possibilité d’ajuster les fertilisations aux besoins réels des plantes ou d’expliquer des accidents végétatifs. Ainsi appliquée aux espaces verts, elle représente un maillon essentiel dans la gestion environnementale et la conservation du « patrimoine ».

L’analyse de routine repose sur l’utilisation de normes (AFNOR, CEN, ISO) et leur interprétation fait appel à un système-expert (ATOLL) conçu et élaboré à partir de référentiels agronomiques reconnus et adaptés. 

Au fil des ans, le laboratoire s’est doté d’appareils performants et automatisés (auto-analyseur à flux continu, granulomètre, photomètre de flamme) qui lui ont permis d’ajouter de nouveaux paramètres aux déterminations physico-chimiques classiques (texture, pH, résistivité, calcaire, matières organiques, azote, phosphore, potassium, sodium et magnésium). Outre la capacité d’échange en cations, comme base de l’interprétation chimique du sol, différents tests biologiques sont développés pour détecter la présence éventuelle d’une phytotoxicité globale (accumulation de micropolluants, résidus de produits phytosanitaires,…). Dans le cadre de la méthode d’irrigation raisonnée (MIR) développée pour l’ensemble des parcs et jardins parisiens, une mesure de l’infiltration vient compléter le calcul de la réserve en eau utile.

Pour mieux répondre aux préoccupations environnementales, la prochaine mise en service d’un spectromètre d’absorption atomique permettra le dosage des oligo-éléments indispensables (fer, zinc, cuivre, bore et manganèse), voire la recherche d’éléments traces potentiellement toxiques (plomb, cadmium, mercure, arsenic…).

 
Les cultures in vitro

 Les cultures in vitro sont développées suivant deux axes principaux que sont l’assainissement des cultures ornementales et la régénération / conservation des plantes de collection.

L’éradication de bactéries et de virus sur les Dahlias, Argyranthemum et Nicotiana forme l’essentiel de l’activité destinée à produire des pieds-mères sains. Les clones créés à partir de prélèvements d’apex méristématiques font périodiquement l’objet d’un indexage par des tests immuno-enzymatiques (technique Elisa). Les travaux de recherche se poursuivent pour la mise au point de milieux d’initiation et de multiplication des méristèmes de Cannas fortement contaminés.

Dans le cadre de la conservation des espèces végétales, la technique in vitro est employée pour le rajeunissement des souches, suivant le principe de juvénilisation des tissus en multiplication. La régénération d’anciennes variétés de Rosiers primés, de Chrysanthèmes uniflores, de Lilas et de Saint-paulias a été entreprise. Quelques espèces font l’objet d’une production à caractère anecdotique (Verveine, Néphrolepis, Drosera, Orchidées, Aechmea ) afin de renforcer l’aspect pédagogique du laboratoire.
 
L’acclimatation des vitroplants s’effectue habituellement au centre horticole de Rungis, en conditions contrôlées (« à l’étouffée » ou sous « mist-system ») et occasionnellement dans les serres de l’école du Breuil. 

François Nold et ses collaborateurs,
Nathalie Gauthier et Catherine Chaabane pour l’analyse de Terre, Annie Vérité et Marie-Laure Mouchard pour les cultures in vitro